Cette douleur est si vraie que je la ressens dans chaque fibre de mon corps,
Partant là-bas, loin sur la colline pour me décrocher la lune,
Dépourvu d'ailes il avance, sans aucune joie, aucune,
Je le regarde lui et le soleil se noyer dans la mer versant des larmes d'or,
Et je me précipite au bord du vide, laissant mon regard plonger dans les abysses,
Son corps flottant sur les flots dorés reste innerte et sans vie,
Hurlant, ne pouvant croire tel destin d'un ange sans ailes, par le soleil meurtrit,
A mon tour je me jette dans l'abîme, déployant mon amour au vent et aux anges qui gissent,
La fin que tu attendais n'en était pas plus gaie que celle-ci,
Tu t'étais imaginé dans mes bras, à expirer blessé par le temps et la souffrance,
Mais ce soir encor, la joue contre la vitre froide je m'endormit,
Le coeur cognant singulièrement dans ma poitrine, sans que la fin commence,
Je pensait a toi, qui m'avait consolée, aimée, et qui la lune avait voulu décrocher,
Et les images défilaient devant mes yeux tel un vieux film en noir et blanc,
Ou la chute tu commenças, ne me laissant ni un mot ni un baiser,
A l'agonie je m'abandonnait, au milieu des herbes hautes, dans ce champs,
Rêvant de toi en secret, toi qui fut si longtemps à mes côtés, si longtemps...
Maintenant la lune et le soleil se livrent leur âme, et recouvrent l'abîme,
Où tu fus tombé, de larmes dorées et argentées, qui avec l'amour rîment,
A mon tour la lune je tentais de décrocher, pour dans ce deuil t'offrir,
L'amour argenté de la lune, et la passion dorée du soleil, finissant par mourir,
Chutant dans les eaux vertueuses des cieux je me joignait à ton corps,
Pour ne plus jamais partir, car ce qui tombe dans les abysses jamais ne ressort.
Pour toi mon Ange...